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JPB

J'ai découvert Jean-Philippe Blondel avec "Le baby-sitter". Je n'avais pas été séduite. Ni par l'histoire, ni pas l'écriture. Ce livre est agréable à lire mais peu, voire pas de traces de l'histoire en le refermant.

Puis, j'ai lu G 229. Là, l'auteur raconte ses souvenirs de jeune prof d'anglais. Avec humour et simplicité. Le ton est naturel et positif. Cet homme est plein de gaieté, de simplicité et de finesse. Dès les premières lignes, j'ai aimé cette façon d'écrire. Pas d'intellectualisation de l'écriture, il laisse la main à sa plume, de manière très naturelle. Un peu comme un journal intime. Jean-Philippe Blondel aime ses élèves, son métier, sa salle de cours : la G 229, la même depuis des années. Celle qui verra les générations défiler...tout comme sa vie d'enseignant.


Ce week-end, j'ai dévoré "Et rester vivant". Sur mon canapé, dans la cuisine, dans mon lit...je voulais passer du temps avec ce jeune homme de 22 ans, qui, quelques années après la mort de sa maman et de son frère, apprend celle de son père.

Blondel nous raconte cette tragique période de sa vie, là encore, avec une touche d'humour et une tonne de douceur. Après avoir vendu l'appartement familial, il décide de partir 2 mois en Californie avec ses amis Laure et Samuel. Une seule chose semble le tenir debout : aller à Morro Bay, un lieu qu'il a en tête de visiter depuis des années, depuis qu'il a entendu Lyod Cole chanter Rich.

Avec eux trois, nous parcourons les routes californiennes, rencontrons des personnes ou plutôt des personnages et assistons, malgré la grande pudeur dont JPB fait preuve, à sa "re-mise en route", à son "re-démarrage". En douceur.

Aussi improbable que cela puisse paraître, ce roman est d'un optimisme et d'une légèreté !

Difficile de parler d'un tel roman à la fois si intime et si pudique. Le mieux pour vous est de le lire et de vous forger votre opinion. Pour moi, c'est indéniable : Chapeau bas Mr Blondel.