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MilenaAgus

J'avais beaucoup aimé Mal de pierres, le premier roman de Milena Agus. Vendredi, au salon du livre, en passant devant le stand des éditions Liana Levi, j'ai attendu une jeune femme dire : "Mon voisin est mon livre préféré de cette auteure". Je me suis arrêtée net ! Et l'ai acheté.

Avalé dans le métro sur le trajet du retour, Mon voisin est une nouvelle d'une cinquantaine de pages.

Une femme abandonnée par son amoureux vit avec son petit garçon de "presque deux ans". Malheureuse dans la vie et inquiète par le mutisme de son fils, elle imagine, à longueur de journées, un suicide parfait. Celui qui ressemblerait le plus à un accident, celui qui ne la ferait pas passer pour une faible femme. Et puis, sous la chaleur écrasante de l'été sarde, elle croise son voisin, solitaire, lui aussi. Mais hypercondriaque.

Pendant l'été, ce voisin accueille son propre fils. "Le voisin laissait son fils escalader le mur tous les matins, et elle, laissait la fenêtre ouverte".

Voici un texte rempli de douceur et de poésie. Les personnages sont simples, décrits sans effet de style. Milena Agus a une écriture qui ressemble par moment à celle d'un enfant, tellement elle semble spontanée. Et finalement assez crue. La simplicité des personnages et de la façon dont est racontée cette histoire met en exergue les sentiments. La vie à l'état brut.

3 euros à dépenser pour une heure de soleil intense, à tous les sens du terme. Foncez.