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...que je ne connais pas, mais dont je lis les blogs, j'ai envie de vous dire tout le bien que je pense de vous.

Je veux parler de celles qui ont un mal de chien à avoir un enfant.

Elles écrivent, avec une extrême pudeur, tout ce qu'elles subissent. Elles disent les traitements, souvent si intrusifs, contraignants, les espoirs, les déceptions, les craintes, les doutes, les rencontres, les relations avec leur médecin, leur gynéco et tous ceux qu'elles rencontrent pour essayer de trouver un peu de détente, un peu de réconfort et le plus souvent pour tenter que leur corps accepte de recevoir un bébé. Elles sont TOUTES d'un extrême courage. Toutes.

Elles se soutiennent, elles s'encouragent, se lisent les unes les autres, parviennent même à être heureuses de la bonne nouvelle d'une autre.

Certaines ont un humour qui me sidère jour après jour. Je sais, c'est sans doute indispensable pour tenir le choc, pour tenir sur la durée...Mais cela force le respect.

Encore faut-il arriver à faire sourire les autres, quand pour soi le poids de la douleur ne demande qu'à nous écraser. Pour manipuler ainsi l'humour, il faut encore et toujours du courage, toujours et encore du recul.

Elles sont souvent déçues, émues, tristes, découragées, parfois je sens la colère qu'elles gardent pour elles. Sans doute par respect pour nous, lecteurs. Et puis, parce que pas le choix ! 

Malgré les obstacles, elles essaient de mettre un pied devant l'autre, et de recommencer.

Une multitude de bravo et une montagne de courage.

Deux femmes que je "suivais" sont passées de l'autre côté, du côté où la lumière s'allume enfin. J'en pleurais !

Photo : Gouffre de Padirac, juillet 2013